
C’est ainsi que dans ses mémoires, Peppe, le nain bossu, chambellan de Sa Majesté, présente son maître bien aimé, le pape Léon X. Le portrait qu’il fait de ce prince, qui protégea Raphaël et Michel-Ange (mais condamna Luther), est assez loin d’obéir aux conventions retenues par l’histoire.
Léon est certes un ami des arts et de la culture, mais surtout des jeunes gens bien montés. C’est avant tout un homme dont le désir de jouissance rêve de s’élever jusqu’au ciel.
Impertinence, férocité jubilatoire et truculence de la langue sont les maîtres mots de ce roman riche aussi de sentiments humains, de savoir et de sagesse.
Peppe est né dans les bas quartier de Rome, d'une mère pocharde et de père inconnu. Enfant mal aimé, miséreux, rejeté par tous, il est abordé un jour, dans une église, par une belle jeune femme "Laura". Celle-ci va s'occuper de son éducation et lui faire découvrir le gnostisme, dont son père Andrea de'Collini est le chef de la secte.
Peppe va s'éprendre de Laura, de son père et de leur foi. Tous vont être en butent avec l'inquisition, et Laura finira sur le bûcher comme hérétique. Peppe lui, sera vendu à un cirque ambulant de "monstres".
Après bien des péripéties il deviendra l'un des compagnon privilégié du pape Léon, et tiendra la chronique de sa vie.
La plus grande partie de ce livre est plaisante à lire, la fin par contre, me paraît un peu surprenante et par trop classique. Mais, reste que l'on ne peut s'empêcher de trouver l'histoire passionnante.
La presse n'en avait pas moins clamé haut son admiration : « Un roman fort en épices, parfaitement digne de rivaliser avec Le Parfum de Suskind. » (THE INDEPENDANT)
« L'érudition au service d'une histoire conduite de main de maître. » (THE TIMES)
« La verve d'un Rabelais, scatologie et sexe compris… L'art de décoiffer son lecteur, avec une rouerie qui fait merveille. » (THE OBSERVER)
« Par-delà les descriptions de sévices et d'orgies, une lecture empreinte de rigueur et d'intime horreur, plus profonde et plus noire qu'il n'y paraît. » (THE INDEPENDANT ON SUNDAY)
Ajoutons que le livre a été couronné à Londres « Livre de l'année » (en 1995) par le très remuant GAY TIMES. - Phébus
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« Zeus et Ganymède » étant le couple pédérastique archétypal et divin depuis la Grèce classique, il a donné lieu à d'innombrables œuvres, aussi bien par les poètes de l'antiquité que par les artistes depuis la Renaissance.
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Le démiurge peut être considéré comme une incarnation du mal, ou comme un dieu bon mais imparfait. Il existe aux côtés d'un autre être suprême plus éloigné et dont la connaissance est difficile, qui incarne le bien. Afin de se libérer du monde matériel inférieur, l'homme a besoin de la gnose, soit la connaissance spirituelle ésotérique disponible à travers l'expérience directe ou la connaissance (gnose) de l'être suprême. Jésus de Nazareth est identifié par certains cultes gnostiques comme une incarnation de l'être suprême qui s'incarne pour apporter la gnose aux hommes.
Le terme gnose, du grec γνώσις / gnốsis (« connaissance »), désigne « des tendances universelles de la pensée qui trouvent leur dénominateur commun autour de la notion de connaissance2 ». Ainsi, lemanichéisme, le mandéisme, la Kabbale et l'hermétisme, entre autres, peuvent être considérés comme des formes de gnose3. Par contre le terme gnosticisme a une connotation historique précise.
Selon la définition du néoplatonicien Plotin, adversaire des gnostiques, ceux-ci sont:
Ainsi 5, à leurs yeux, l'homme est prisonnier du temps, de son corps, de son âme inférieure et du monde.
Les gnostiques en concluent : « Je suis au monde, mais je ne suis pas de ce monde6 », et de ce point de vue, le monde et l'existence dans le monde apparaîtront mauvais parce qu'ils sont mélange de deux natures et de deux mondes d'êtres contraires et inconciliables. Le gnostique sera celui qui retrouvera son moi véritable et qui prendra conscience de la condition glorieuse, divine qui était la sienne dans un passé immémorial7.
Les gnostiques chrétiens se référaient tant aux textes canoniques qu'apocryphes, le plus célèbre étant l'évangile de Thomas. D'inspiration chrétienne, le gnosticisme fut qualifié d'hérésie par les Pères de l'Église de ce qui allait devenir la « Grande Église » chrétienne. Irénée de Lyon, dans la deuxième moitié du iie siècle dans sa Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur (ou Contre les hérésies) en a laissé le témoignage antique le plus important et le nom qui leur restera. Il est possible que certains de ces groupes aient revendiqué le terme. Les sectes gnostiques disparurent presque complètement à partir du iiie siècle, mais leurs doctrines influencèrent d'autres religions comme le manichéisme, le marcionisme et le catharisme.
Jusqu'au milieu du xxe siècle on ne disposait que de très peu de sources directes sur les gnostiques, celles-ci ayant été falsifiées ou détruites. Les principaux témoignages viennent de leurs détracteurs, notamment les pères de l'Église. La découverte en 1945 de la Bibliothèque de Nag Hammadi (la première traduction complète étant publiée en 1977), a permis de renouveler la recherche sur le sujet.
On les trouve chez les grands précurseurs que furent Platon ou Pythagore, tout comme elles ont perduré jusqu'à Hegel ou Jean-Paul Sartre de nos jours.
L'idée gnostique est présente au sein du bouddhisme18, du judaïsme (Kabbale) 19 et plus tard de l'Islam avec l'ismaélisme.
Mais elles circulèrent parmi les bogomiles et cathares du Moyen Âge, sans qu'on sache s'ils descendent de groupes gnostiques ayant survécu depuis l'Antiquité, ou s'il s'agit de résurgences suscitées par la transmission d’écrits gnostiques déguisés en apocryphes chrétiens.
Olivier Delorme, Le Château du silence
Níkos Kazantzákis, La Dernière tentation du Christ (1951), où l'auteur semble mystérieusement inspiré de l'Évangile de Judas, ce qui lui a valu l'excommunication par les autorités religieuses grecques.
La Dernière Tentation du Christ (film) de Martin Scorsese a été tiré de cette œuvre
Vladimir Nabokov, Invitation au supplice.
Umberto Eco, Le pendule de Foucault.
Georges Rodenbach, Bruges-la-Morte.
Philip Kindred Dick, Siva
- David Madsen, Le Nain de l'Ombre.

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sources diverses : wikipédia, http://www.publius-historicus.com/leon10.htm,
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