20/04/11

350 pages
: http://www.10-18.fr/site/le_petit_homme_de_l_opera_&100&9782264049193.html
(20 mai 2010)
- Collection : Grands détectives
- ISBN-10: 9782264049193
Les courts extraits de livres : 28/05/2010
Jeudi 11 mars 1897
Au fil des ans, la ville ne cessait de croître et de rejeter en vrac à sa périphérie tout ce qui l'encombrait. Elle y accumulait quantités de garnis, de bouges, de taudis, de fermes moribondes, enclavés par les noeuds ferroviaires et les glacis des fortifications. La rue de Charenton incarnait la digne illustration de ces hoquets libérant les artères citadines de sécrétions indésirables. Y accédait-on de Paris qu'on y recensait des hôtels borgnes, de maigres boutiques au parfum ranci, des caravansérails et des bastringues à deux sous où danser n'était qu'un prélude à des ébats plus sensuels. L'accostait-on via Vincennes que l'on percutait le chemin de fer de ceinture et celui du Paris-Lyon-Marseille après avoir franchi des fossés, fiefs des orphéons militaires qui répétaient le samedi. On escaladait des talus semés de détritus, de traverses à moitié calcinées, de vieux wagons de bois démantelés, un vrai paradis pour les mioches, les clochards et les chiens errants. Une roulotte avait élu domicile en contrebas.
Dans cette terre d'incertitude, loin des immeubles bourgeois, la nuit endeuillait les terrains vagues et l'horizon fumeux des voies ferrées. Pelotonnée sous son toit moussu piqueté d'herbes folles, la maison ressemblait à un porc-épic. Elle tenait bon, contre vents et marées, coincée entre le cimetière des concessions perpétuelles et la manufacture de cigarettes des tabacs de La Havane. Une fenêtre aux vitres fêlées donnait sur une sente qui se transformait en bourbier les jours de pluie. On débouchait directement dans la cuisine par une porte fissurée située à l'arrière d'un jardin en friche ceint d'un muret. Par dérision, les habitants du coin l'avaient baptisée L'îlot Trésor.-http://www.lechoixdesbibliothecaires.com/livre-89338-le-petit-homme-de-l-opera.htm
l'arme du crime : 


Ce qu'il faut savoir sur la série
Ce qu'il faut savoir sur la série
Les enquêtes de Victor Legris débutent en juin 1889, alors que l’Exposition Universelle bat son plein. La tour Eiffel, qui vient d’être inaugurée, en est la principale attraction. Victor est libraire rue des Saints-Pères. Passionné par son métier, il est également attiré par la photographie naissante et par la résolution d’énigmes. Il devient enquêteur pour protéger Kenji, son associé, qu’il considère comme son père.
Pour cette série, forte en 2009 de huit volumes, les auteurs s’appuient sur des faits divers étranges, en général étonnants mais réels, qui nourrissent une intrigue, d’une excellente facture, impliquant de près ou de loin des proches de Victor. Parallèlement à ces enquêtes, Claude Izner développe une véritable saga domestique avec une augmentation significative du microcosme familial. Chaque livre est aussi le prétexte pour explorer un quartier pittoresque, pour en faire une visite très documentée. Cette série se distingue par la qualité et la précision quant à la reconstitution de l’époque, par la richesse des descriptions. Le style, l’écriture, la richesse du vocabulaire et des images lui donnent une tonalité particulière, une authenticité peu commune. - source : http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=925
Pour cette série, forte en 2009 de huit volumes, les auteurs s’appuient sur des faits divers étranges, en général étonnants mais réels, qui nourrissent une intrigue, d’une excellente facture, impliquant de près ou de loin des proches de Victor. Parallèlement à ces enquêtes, Claude Izner développe une véritable saga domestique avec une augmentation significative du microcosme familial. Chaque livre est aussi le prétexte pour explorer un quartier pittoresque, pour en faire une visite très documentée. Cette série se distingue par la qualité et la précision quant à la reconstitution de l’époque, par la richesse des descriptions. Le style, l’écriture, la richesse du vocabulaire et des images lui donnent une tonalité particulière, une authenticité peu commune. - source : http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=925
- 2003 : Mystère rue des Saints-Pères, Éditions 10/18, n° 3505 (Prix Michel LEBRUN en 2003),
- 2003 : La Disparue du Père-Lachaise, Éditions 10/18, n° 3506,
- 2003 : Le Carrefour des Écrasés, Éditions 10/18, n° 3580,
- 2004 : Le Secret des Enfants-Rouges, Éditions 10/18, n° 3682,
- 2005 : Le Léopard des Batignolles, Éditions 10/18, n°3808,
- 2006 : Le talisman de la Villette, Éditions 10/18, n°3941,
- 2008 : Rendez-vous Passage d'Enfer, Éditions 10/18, n°4100,
- 2009 : La Momie de la Butte-Aux-Cailles, Éditions 10/18, n°4186.
- 2010 : Le Petit homme de l'Opéra, Éditions 10/18, n°4345
La série est en outre l'occasion de croiser des personnages historiques réels, parmi lesquels, au premier rang, Henri de Toulouse-Lautrec, mais aussi Alphonse Bertillon, La Goulue, Ravachol, Paul Verlaine, etc.




En 957, l’abbaye Saint-Antoine (abbaye Saint-Antoine-des-Champs) obtint le droit de vendre une sorte de pain d'épices durant la Semaine sainte en souvenir de leur saint patron vers l’emplacement de l'actuelle place de la Nation (anciennement appelée place du Trône), et le long de l’avenue du Trône et du cours de Vincennes. Cette foire fut déplacée en 1965 à la Pelouse de Reuilly dans le bois de Vincennes (12e arrondissement de Paris), où elle se tient chaque année depuis durant une période de deux mois en avril et mai.

Pendant la Révolution française, elle fut surnommée le grand « Rasoir national », le « Moulin à silence », la « cravate à Capet », la « Mirabelle » (par rapprochement à Mirabeau), « l’Abbaye de Monte-à-Regret »134, le « Vasistas », la « Veuve » (par les escrocs) ou la « raccourcisseuse patriotique ».
Au xixe siècle, on la surnommait la « Lucarne » et au xxe siècle le « Massicot » ou la « Bécane » (ces deux derniers termes étant employés par les bourreaux), ou encore les « Bois de Justice ».
Lorsque les exécutions avaient lieu place de la Roquette, on a appelé la guillotine « l’abbaye de Saint-Pierre », jeu de mots sur les cinq pierres en croix qui marquaient son emplacement (et que l’on peut toujours voir).
Louis-Ferdinand Céline surnommait la guillotine « le prix Goncourt des assassins ».
Les assistants de l’exécuteur des hautes œuvres étaient surnommés « accordeurs de piano » (possible référence à Tobias Schmitt, créateur de la première guillotine et qui était un facteur de clavecins ?).
Voici quelques expressions populaires, relatives à la guillotine et à son usage :
- Accomplir une action qui va immanquablement entraîner la peine capitale (c’est-à-dire risquer la peine de mort) :
- Y aller... (du cigare, de la tronche, du gadin, du citron, du chou, ...) et, généralement autres substantifs signifiant la tête.
- Aller... (comme précédemment, accompagné des mêmes substantifs), sans le « Y », signifie : subir le châtiment suprême.
- Aller à son châtiment se dit :
- Aller... (à la butte, à l’abbaye du Monte-à-Regret, au rasoir, au coiffeur, à la veuve, marier (ou épouser) la veuve, passer à la découpe, ...).
- Subir le châtiment se dit :
- Éternuer dans la sciure, dans le bac, dans la bassine...
- Se faire raccourcir... d’une tête, de 30 centimètres...
- Se faire décolleter la gargane, couper le sifflet, ou le kiki...(s’emploie aussi pour « se faire égorger »).
- Mettre (ou passer) la tête (ou autre mot d’argot signifiant tête) dans la lunette, au guichet...
- Se faire photographier... Cette expression vient du fait que l’aide exécuteur (celui qui tire la tête du condamné au travers de la lunette) est surnommé le « photographe ».

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goodreads :
4 commentaires:
Bonjour Annie
j'aime beaucoup cette série, avec la reconstitution du Paris de la fin des 1800 et surtout le duo Victor Legris et Joseph, des libraires. Quelle belle profession !, malheureusement en voie de disparition.
Bonne semaine
bonjour Oncle Paul,
oui, moi aussi j'aime cette série... je me demande si elle sera un jour regroupée chez omnibus ou bouquins...
une plongée dans l'histoire vraiment agréable.
bonne journée à toi aussi
bises
Je pencherai plus plus pour Omnibus, puisqu'il s'agit du même groupe éditorial. Mais pour cela il faudra attendre ou suggérer à l'éditeur.
Bises itou
c'est probable Oncle Paul, je guette... tout comme pour Parot... et quelques autres.
En plein rafraîchissement de ma bibliothèque... classique (pléiade) et polardeuse (omnibus, masque,).
bises
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