encore une belle journée...
petit coup d'oeil sur les souvenirs de lecture...
de Ivan Gobry

Baudolino, un jeune paysan fantasque et menteur, fait la conquête de Frédéric Barberousse et devient son fils adoptif. Baudolino fabule, invente, et, comme par miracle, tout ce qu'il imagine devient histoire. Ainsi, il écrit la lettre mythique du Prêtre Jean, qui promettait à l'Occident un royaume fabuleux dans le lointain Orient gouverné par un roi chrétien, et qui fit rêver de nombreux voyageurs, dont Marco Polo. Aventure picaresque, roman-histoire d'où émergent en germe les problèmes de l'Italie contemporaine, récit fantastique, théâtre d'inventions hilarantes, ce livre célèbre la force du mythe et de l'utopie.
de Geneviève Chauvel
Qui connaît Saladin aujourd'hui ? Au XIIe siècle pourtant, ce nom fit trembler la Chrétienté. Dans les mémoires arabes, il résonne encore comme un symbole d'unité et de lutte de l'Islam contre l'Occident.
Né dans une famille kurde, à Takrit, en Irak, dans le même village où naîtra huit cents ans plus tard un certain Saddam Hussein, le jeune Youssef, cadet de famille, vassal entre les vassaux, se sentait davantage attiré par l'aventure spirituelle que par la guerre et les vanités du monde. Obéissant à la volonté divine, il sera néanmoins obligé de se forger une âme de rassembleur et de conquérant pour reprendre Jérusalem, la ville sacrée, occupée par les Croisés depuis 1099. Devenu malgré lui le célèbre «Salah-ed-Din», sultan d'Egypte, de Syrie, de Mésopotamie et du Yémen, il parviendra après trente ans de luttes à rallier sous sa bannière couleur soleil ses voisins arabes divisés, puis à les entraîner, à la tête d'une armée colossale, sur les chemins de la Guerre Sainte et de la victoire.
Dans ce passionnant récit peuplé de héros, de traîtres, de rois, de reîtres, de sages, de fous sanglants que nimbent les noms magiques de Bagdad, Damas, Beyrouth, Le Caire, Byzance, St Jean d'Acre... c'est Saladin lui-même selon une reconstitution historique rigoureuse qui raconte son prodigieux destin d'homme de paix, condamné à se battre jusqu'à son dernier souffle et à affronter deux conceptions de Dieu, alors que, pensait-il, il n'existait qu'un Dieu unique pour rassembler tous les hommes.
La grandeur d'âme, la clémence de Saladin bousculent bien des idées reçues. Elles permettent surtout de découvrir, non sans stupeur, l'envers trop souvent occulté des Croisades. Saladin n'est pas mort. Depuis plus de huit siècles son souvenir et son exemple entretiennent un incendie qui ne pourra s'éteindre tant que l'Islam et l'Occident ne manifesteront pas la réelle et mutuelle volonté de se comprendre.
de Amin Maalouf
En partant pour les croisades, ces preux chevaliers avaient bonne conscience : ils portaient leur croix sur le dos et la divine parole en Orient. L’Orient, c’était la terre promise. Ils pillèrent la terre, violèrent les femmes, massacrèrent les hommes, au nom de la chrétienté.
Ces barbares furent combattus tout ausi férocement du côté de l’islam, où se trouvait la civilisation la plus avancée, mais aussi les rivalités et « la torpeur du monde arabe ». Et Jérusalem, Damas, Beyrouth, connurent l’enfer.

Trente-neuf années de règne : plus que la présence au pouvoir de tous les présidents de la Ve République réunis, de Charles de Gaulle à François Mitterrand ; plus que la durée cumulée de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. Entre 1422 et 1461, Charles VII gouverne tour à tour une France déchirée par la guerre, occupée aux trois quarts, exsangue, puis l'État le plus fort et le plus unifié d'Europe. Jamais peut-être, l'expression « miracle politique » n'a eu plus de sens, si bien que le temps de Charles « le Bien Servi » apparaît comme un pivot de notre histoire nationale. Bien sûr, il y eut le miracle politique, psychologique et spirituel de Jeanne d'Arc et de son épopée, et Philippe Erlanger, avec; son souci méticuleux des archives, en donne la mesure. - Mais également la métamorphose d'un roi et d'un royaume, héritiers des désastres causés par Charles VI le Fou, forgeant la centralisation monarchique, une armée de métier, rétablissant l'ordre financier et la prospérité alimentaire, s'ouvrant aux prémices de la Renaissance. Et pour renforcer ce mystère, il y a la personnalité de Charles VII, analysée en détail par l'auteur, ce roi capable de surmonter les infortunes d'une enfance dominée parle malheur, de compter sur l'aide indispensable de femmes d'exception - Yolande d'Aragon, Jeanne d'arc, Agnès Sorel - et de s'entourer d'une cohorte de serviteurs mus par une cause exceptionnelle : la formation d'une patrie.



Le livre de Joinville est l'un des textes historiques les plus intéressants et les plus attachants que nous ait laissés le Moyen Age. L'auteur raconte ce qu'il a personnellement connu du règne de saint Louis (1226-1270), essentiellement la croisade en Egypte et le séjour en Terre sainte ; il se fait l'écho des propos édifiants du roi, qu'il vit souvent depuis leur retour en France, et de quelques-unes de ses décisions les plus remarquables. Mais Joinville parle presque autant de lui-même que du roi, le sujet de son livre. À côté de la haute figure de saint Louis se dessine celle, bien vivante, du chroniqueur. Nous avons ainsi, sur les façons de sentir et de penser d'un homme du XIIIe siècle, un éclairage incomparable.
Ce roman se déroule au XVe siècle autour d'une véritable icône de l'histoire du Portugal, l'infant Henri le Navigateur. Il ne s'agit pas vraiment d'une fiction car il se fonde sur des chroniques médiévales. L'oubli d'une partie importante de ces événements, y compris dans la mémoire portugaise, suscite des interrogations. Serait-ce que ce pan de l'histoire renvoie de ce prince l'image peu flatteuse d'un croisé fanatique, doublé d'un marchand d'esclaves sans scrupules ?
En 1415, les Portugais prennent Ceuta, cité musulmane du détroit de Gibraltar. Le prince y entend parler de la fabuleuse richesse de l'empereur du Mali et décide alors de prendre contact avec lui par la mer pour éviter de traverser le territoire des Maures. Pour réaliser son projet, il fonde l'Ecole de Sagres et y fait venir le cartographe juif majorquin, Jafuda Cresques. Ainsi débutent les grands périples maritimes du XVe siècle. L'écuyer du prince, c'est Rail Pimentel, qui part à l'aventure sur la " Mer ténébreuse " : il nous fait participer au passage du cap Bojador en 1434 (le plus grand exploit maritime de l'époque), à la quête du Prêtre Jean, à la découverte des îles atlantiques et de la côte africaine. Sur fond de fanatisme religieux et de razzia d'esclaves, nous assistons ainsi au premier contact des Européens avec des peuples jusque-là complètement inconnus.
de Jean Lacouture
Jean Lacouture a choisi de ressusciter le profil farouche et attachant d'un savant qui fut aussi un citoyen exemplaire de son siècle. De Figeac à Grenoble, de Saqqara à la Grande Statuaire du musée de Turin à la fournaise d'Abou-Simbel, de la Haute-Egypte à la pierre de Rosette, d'un frère trop paternel à des pharaons muets, on le verra ainsi livrer tous les combats dont peut foisonner une existence pleine et brève. La Révolution, l'amour d'une poétesse toscane, la bienveillance des dieux antiques, la ferveur pour Bonaparte et la fermeté devant Napoléon rythment cette vie. On en suivra ici les étapes, dans le sillage d'un être plus romanesque qu'aucun de ses contemporains, et qui osa, par enthousiasme, ajouter quelques millénaires à la mémoire du monde.



de Matthew G. (Matthew Gregory) Lewis et Antonin Artaud
On le nomme "Monk" Lewis, tant cet écrivain a été marqué par sa créature scandaleuse. Le livre fut d'abord interdit par la censure et Lewis obligé d'en réviser l'édition. Il n'a que vingt ans lorsqu'il écrit Le Moine et confronte le lecteur avec l'Invisible d'une manière directe et brutale. Le Surnaturel y fait sauvagement irruption et s'impose ; d'où la réticence d'un Coleridge, déconseillant aux parents de mettre un tel livre dans les mains de leurs enfants.
Il connaissait bien la littérature allemande et traduisit plusieurs grands auteurs, tel Schiller. Il adaptera avec succès un roman de Zschokke, Le Bandit de Venise.
Il hérita d'une fortune importante à la mort de son père et, avec effroi, en découvrit les sources, dans les Indes Occidentales. Il mourut de fièvre jaune à son retour d'un second voyage, laissant un passionnant Journal qui dénonce le scandale des pratiques coloniales dont nul alors ne se souciait. Comme la plupart des auteurs "gothiques", Monk Lewis ne fut jamais en odeur de sainteté auprès des critiques et il fallut attendre des auteurs comme Artaud ou Breton pour que certains considèrent enfin Le Moine avec sérieux.
"Le souffle du merveilleux l'anime tout entier (...). J'entends que ce livre n'exalte du commencement à la fin, et le plus purement du monde, que ce qui de l'esprit arrive à quitter le sol et que, dépouillé d'une partie insignifiante de son affabulation romanesque, à la mode du temps, il constitue un modèle de justesse et d'innocente grandeur".





Un long dimanche de fiançailles - Prix Interallié 1991 - Adieu l'ami -La Dame Dans l'Auto Avec DES Lunettes Et UN Fusil - L Ete Meurtrier - Compartiment tueurs
Petits pois à l'ancienne
Préparation : 15 min
Cuisson : 30 min
Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 1 kg de petits pois frais non écossés
- 250 g de lardons fumés
- 1 oignon
- 1 coeur de laitue
- 30 g de beurre
- 1 morceau de sucre
- Sel ,poivre
Cuisson : 30 min
Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 1 kg de petits pois frais non écossés
- 250 g de lardons fumés
- 1 oignon
- 1 coeur de laitue
- 30 g de beurre
- 1 morceau de sucre
- Sel ,poivre
Ecosser les petits pois.
Dans une casserole, faire revenir les lardons dans du beurre.
Lorsqu'ils commencent à colorer, ajouter l'oignon, le coeur de laitue et les petits pois. Recouvrir d'eau, puis ajouter le morceau de sucre, le sel et le poivre.
Laisser mijoter à feu doux, 30 minutes environ, jusqu'à ce que les petits pois soient tendres.
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