
Les mortes de Jorge Ibargüengoitia
- Gallimard (13 février 1996)-Collection : Série noire
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mon commentaire :début de lecture 13/03/11 - fin de lecture 15/03/11...
Serafina et Arcángela Baladro, deux soeurs, maquerelles de plusieurs lupanars, se voient contraintes de cacher leur pensionnaire dans un ancien bordel, lors de l’application d’un décret interdisant l’ouverture des maisons de closes. Cette fermeture va générer des conflits parmi les filles y sont recluses et certaines disparaissent.
citations, "Comment le gouverneur Cabanas s'est-il avisé de faire une chose qui,
dans le Plan d'En Bas, n'était, en cent quarante ans d'indépendance, venue à l'esprit de personne : interdire la prostitution ?"
Oeuvre de fiction à partir d'un fait divers... où la "naïveté" dûe à l'ignorance, côtoie l'horreur... nous entraîne sur les traces de la traite des femmes et particulièrement de très jeunes filles, parfois vendues par leurs mères, vers une administration aveugle sinon coupable de corruption.
A peine croyable ! et pourtant...
mon apréciation :
16/20
étonnant et jubilatoire, l'histoire est racontée dans des termes simples et malgré l'horreur, j'ai dévoré ce livre.

Dans ses romans, il s'inspire souvent d'événements réels, qu'il traite d'une façon sardonique. Dans Los Relámpagos de Agosto (1964), il transforme les mythes de la révolution mexicaine de 1910 en chaos de dessin animé - ce livre lui valut le prix cubain Casa de las Américas, en dépit ou à cause de la consternation causée par sa légèreté. PourLes Mortes (1977) il traita du plus horrible fait divers de son état de naissance : l'histoire des sœurs Delfina & María de Jesús González, deux tenancières de bordel, chez qui on retrouva 91 cadavres en 1964. Enfin, dans Les Conspirateurs (Los conspiradores, 1981), il se moque de l'épisode le plus célèbre de la guerre d'indépendance du Mexique, le Grito de Dolores de 1810 et ses suites. Ibargüengoitia lui-même connut une fin tragique, au retour d'un voyage à Paris, dans l'accident du Vol 011 Avianca à Madrid, le 27 novembre 1983. Dans le même appareil se trouvaient le poète péruvien Manuel Scorza, le critique uruguayen Angel Rama, l'universitaire argentine Martha Traba et 176 autres personnes.
La ley de Herodes (1967) est un recueil de nouvelles, dont la plupart sont clairement basées sur des événements de sa propre vie. Il décrit notamment la difficulté d'avoir un prêt immobilier à Mexico et son expérience à la maison internationale de l'Université Columbia. Comme ses romans, ces nouvelles combinent farce, épisodes sexuels et humour. "Estas ruinas que ves" est une farce basée sur des détails de la vie universitaire à Guanajato, encore actuels au début du XXIe siècle. La sonnerie de cloches déconcertant un orateur, la coupure du ruban d'inauguration d'un musée, les personnalités culturelles qui se connaissent depuis la maternelle, etc. "Maten al leon", situé sur une île imaginaire, évoque Guanajuato (ou peut être la société mexicaine tout entière) ; les détails sont comiques mais la fin est sombre.
Ibargüengoitia était aussi connu pour sa chronique hebdomadaire dans le journal Excelsior de Mexico, qui ont été rassemblées en une demi-douzaines de volumes.
Ibargüengoitia aurait déclaré qu'il ne souhaitait pas faire rire, qu'il pensait que le rire était une perte de temps inutile. Il est enterré à Antillon Park à Guanajuato, où une plaque émaillée marque l'emplacement de ses restes. Elle porte simplement ces mots (en espagnol) : « Ici repose Jorge Ibargüengoitia, dans le jardin de son arrière-grand-père qui combattit les français. »
DEUX CRIMES
Qu'y a-t-il de plus dangereux que la police politique pour un jeune gauchiste soupçonné d'avoir mis le feu à un grand magasin de mexico city ? les femmes.
Surtout quand elles sont trois, irrésistibles, et qu'elles l'entraînent dans une spirale de passion et de cupidité, de bluff et de contre-bluff oú rien n'est ce qu'il paraît. sauf le meurtre.
Au travers d'une intrigue extraordinairement subtile servie par un style à l'humour nonchalant, ibargüengoitia raconte un mexique étrange, encore plus dangereux, peut-être, que sa réputation. " j'avoue être extrêmement curieux de connaître la réaction du lecteur français devant ces romans d'ibargüengoitia qui vont briser en mille morceaux le moule conventionnel auquel on a voulu réduire, avec une impardonnable légèreté, tout livre écrit en amérique latine " (alvaro mutis).-http://www.ombres-blanches.fr/rayons/polar-sf-fantasy/livre/jorge-ibarguengoitia/deux-crimes/detail/9782070733279.html?deb=11660
Les lecteurs de langue française sont en train de découvrir, non sans quelque retard, l'oeuvre d'Ibargüengoitia (mort bêtement dans un accident d'avion il y a une quinzaine d'années), considéré aujourd'hui dans le monde entier - par l'admirable Alvaro Mutis entre autres - comme l'un des plus grands romanciers du Mexique. Et comme un prince de l'irrespect. Ces ruines que tu vois (1974), ce sont celles du Mexique éternel, vues à travers le prisme d'une petite ville imaginaire plus vraie que nature. Celles aussi que la vie laisse après elle où qu'on soit... et pas seulement au Mexique. Vachardise, dérision, nostalgie, fraternité, humour rose et humour noir : un cocktail plutôt fort en tequila, concocté par un barman virtuose.-http://www.placedeslibraires.fr/detaillivre.php?gencod=9782859407087&ALIS=40e9625f77de9324f498d88c86fbe1f3Surtout quand elles sont trois, irrésistibles, et qu'elles l'entraînent dans une spirale de passion et de cupidité, de bluff et de contre-bluff oú rien n'est ce qu'il paraît. sauf le meurtre.
Au travers d'une intrigue extraordinairement subtile servie par un style à l'humour nonchalant, ibargüengoitia raconte un mexique étrange, encore plus dangereux, peut-être, que sa réputation. " j'avoue être extrêmement curieux de connaître la réaction du lecteur français devant ces romans d'ibargüengoitia qui vont briser en mille morceaux le moule conventionnel auquel on a voulu réduire, avec une impardonnable légèreté, tout livre écrit en amérique latine " (alvaro mutis).-http://www.ombres-blanches.fr/rayons/polar-sf-fantasy/livre/jorge-ibarguengoitia/deux-crimes/detail/9782070733279.html?deb=11660
CES CONSPIRATEURS SONT LES PREMIERS INSURGÉS QUI MENÈRENT UNE RÉVOLUTION NATIONALE EN NOUVELLE-ESPAGNE. PREMIER ÉCHEC, SANGLANT. SOUS LA HOULETTE D’UN PRÊTRE AMBITIEUX ET INFATIGABLE, POUR LA PREMIÈRE FOIS FURENT SOULEVÉES LES POPULATIONS INDIGÈNES. IBARGÜENGOITIA PLUTÔT QUE DE TOMBER DANS LA ENNIÈME CÉLÉBRATION DU MYTHE NATIONAL, PRÉFÈRE MONTRER L’ABSENCE DE MATURITÉ, LE FLOU POLITIQUE, L’ABANDON DES DEUX CAMPS — PARTAGEANT TOUS DEUX UN SOLIDE MÉPRIS DE LA VIE DES NATIVOS — À UN HASARD DONT L’AUTEUR FAIT LE SEUL MOTEUR DE L’HISTOIRE.OU BIEN, COMME DANS CES RUINES QUE TU VOIS, C’EST LE MEXIQUE CONTEMPORAIN QUI EST PLANTÉ, UNE PETITE VILLE DE PROVINCE, IMAGINAIRE MAIS TELLEMENT VRAIE : POUSSIÈRE, CONFORMISME, RAGOTS. LE NARRATEUR EST UN JEUNE UNIVERSITAIRE QUI MÈNE TAMBOUR BATTANT UNE RELATION ADULTÉRINE AVEC L’ÉTRANGE, SENSUELLE ET FANTASQUE FEMME DE L’UN CE SES COLLÈGUES. TOUT LE COMIQUE EST DANS LE DÉCALAGE ENTRE LA MORALE AFFICHÉE PAR LES HOMMES, LE SOUCI DE RESPECTER LES FORMES CONVENUES, LEURS DÉSIRS SECRETS QUI LES PORTENT VERS DES FEMMES FANTASMÉES, TANDIS QUE CES FEMMES, ELLES, SONT PRÊTES À LES INCARNER SANS AUCUN PRÉJUGÉ, AVEC UNE LIBERTÉ QUI MANQUE À LEURS ADORATEURS. L’AMBIANCE RAPPELLE CERTAINS ROMANS DE VARGAS LLOSA, LA TANTE JULIA PAR EXEMPLE.-HTTP://WWW.OMBRES-BLANCHES.FR/DOSSIERS-BIBLIOGRAPHIQUES/THEMES/LITTERATURE-POESIE-THEATRE/LITTERATURE-TRADUITE/LE-MEXIQUE/GENERATION-DU-BOOM.HTML
http://grain-de-sel.cultureforum.net/t8393-jorge-ibarguengoitia-mexique?highlight=Jorge+Ibarg%FCengoitia
http://www.forum.polarnoir.fr/viewtopic.php?f=15&t=887
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- Frida Kahlo (1907-1954), peintre dont la belle maison est toujours visible
- Mario Moreno Reyes, dit Cantinflas (1911-1993), acteur humoristique.
- Carlos de Sigüenza y Góngora (1645-1700), astronome, mathématicien et philosophe.
- Carlos Fuentes (° 11 novembre 1928), écrivain et essayiste.
- Carlos Monsiváis, écrivain et essayiste.
- Octavio Paz (1914-1998), écrivain, Prix Nobel de littérature en 1990.
- Pedro Armendariz (1912-1963), acteur
- Elena Poniatowska, écrivain et essayiste.
- Julieta Venegas chanteuse mexicaine
- Benito Juarez Président du Mexique
- Remedios Varo Peintre espagnole
- Mario Molina Pirx Nobel en chemie
- Alfonso García Robles Prix Nobel en paix
- Sor Juana Inés de la Cruz poète meixaine
- Salma Hayek Actrice mexicaine
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Culture du Mexique : Telenovelas mexicaines -Historieta mexicaine - Littérature mexicaine -Muralisme - Musique mexicaine - Universités mexicaines
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