et
viennent de me le faire parvenir...

(illustration : Elizabeth Gaskell - Portrait par William John Thomson (1832))

Belle, intelligente et cultivée, fière et réservée, elle découvre avec horreur le monde implacable de la révolution industrielle à ses débuts où patrons et ouvriers s'affrontent dans les premières grèves organisées. Prenant le parti des pauvres dont elle admire le courage et la ténacité et parmi lesquels elle se fait des amis, elle méprise profondément cette classe de nouveaux riches sans éducation que sont les patrons, et plus particulièrement John Thornton, qui devient l'élève et l'ami de son père.
Mais, à travers épreuves et deuils elle apprend à aimer cette ville et ses habitants et même John Thornton, dont elle découvre la grandeur d'âme et la générosité. La ville est inspirée de Manchester, surnommée Cottonopolis (Cotonville), où Elizabeth Gaskell, épouse d’un pasteur unitarien, et témoin de la misère des régions industrielles, a elle-même travaillé parmi les pauvres.

Les premiers contacts sont rudes. Les Hale arrivent fin octobre, et Margaret découvre la misère et la vie difficile des ouvriers du textile. Elle se heurte aussi à John Thornton, l'élève favori de son père, aussi fier qu'elle, propriétaire d'une manufacture de coton, Marlborough Mills. Elle le considère comme dur et insensible, voire cruel, tandis qu'il voit en elle une jeune fille orgueilleuse et hautaine, qui refuse de comprendre les convictionsqui l'animent.
Pourtant, pendant les quelques dix-huit mois qu'elle passe à Milton, elle apprend à apprécier progressivement le Darkshire et ses rudes travailleurs, plus particulièrement Nicholas Higgins, le responsable syndical et sa fille Bessy, dont elle devient l'amie, avant sa mort, finalement causée par l'inhalation des fibres de coton. Ses relations avec John Thornton sont plutôt conflictuelles. Une succession de malentendus à l'occasion des violents événements qui suivent une grève les rend encore plus pénibles, et elle refuse avec détermination de l'épouser quand il demande sa main.
La succession des deuils familiaux : la mort de sa mère, puis celle de son père quelques mois après, la ramène à Londres, chez sa tante. Pendant l'année qu'elle y passe, John Thornton apprend à apprécier Higgins, à mieux connaître et comprendre ses ouvriers, mais sa situation, fragilisée par l'incertitude du marché et le manque de réserves financière, se dégrade. Il est obligé d'arrêter sa production7, et se voit contraint de repartir presque à zéro.
Mais Margaret, maintenant majeure, prend son destin en main : la mort de son tuteur, Mr Bell, qui en a fait son héritière, fait d'elle la propriétaire de Malborough Mills. Elle peut aider financièrement John Thornton à reprendre ses activités, et, accessoirement, répondre à son amour.
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